Vendredi 28 novembre 2008
Aujourd’hui, le deuil de cet homme pour qui « l’inaction est infamante » passe par une lutte
de tous les instants, aux coté de l’Institut pour la Justice dont il préside désormais le comité d’orientation.
De la marche de l’institution judiciaire, il brosse un portrait au vitriol : mécanismes « fumeux », « accumulation croissante de textes inapplicables et inappliqués », «
aberrations du système judiciaire »… Ses mots sont durs. Pourtant, c’est « sans haine ni vengeance » qu’il s’est lancé dans sa lutte, mue par le désir de rassembler les artisans du changement
autour d’un idéal commun, celui de guérir la Justices des vices qu’elle a contractés.
Aux parlementaires avec lesquels il a entamé une « dialogue poli mais difficile », il lance un appel à la raison et les invite à devenir «humbles et courageux» et à admettre que « pour certains
individus, il n'y a plus rien à faire».
A la lecture des « faits divers », dont au auparavant il exécrait jusqu’au nom, il s’indigne : « Je tombe des nues et ça continue».
Mais sa critique, loin d’être stérile, se veut constructive :
« Pourquoi ne pas voter la suppression des délais de prescription dans les affaires criminelles, rendus caduques grâce aux progrès de l'ADN ? Pourquoi ne pas offrir aux parties civiles
l'opportunité de faire appel d'un verdict ? Pourquoi ne pas «expliquer aux gens qu'un accusé condamné à dix-huit ans de réclusion n'en fera que neuf», qu'«un criminel odieux peut quand même
sortir» ? »
L'histoire de son combat et de celui de sa fille, est retracée dans un livre parut mardi : «Anne-Lorraine, un dimanche dans le RER
D» (CLD éditions).
Une lecture dont on ne ressort pas intact.
Par aigrefin
-
Publié dans : Actualité et Politique
-
2
-
Recommander